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CHOISIR LE BON COMPAGNON

Vous songez à adopter un animal? Êtes-vous prêt?

L’animal que vous vous apprêtez à adopter vous aimera d’un amour inconditionnel. Il vous accueillera avec joie tous les jours, ne vous jugera pas et vous tiendra compagnie sans demander des comptes.

Bien qu’il ne vous demande rien en retour, votre nouveau compagnon est un être vivant doué de sensations. Il a des besoins physiologiques et psychologiques qu’il vous faudra combler et accepter. Bien comprendre les facteurs impliqués dans l’acquisition d’un animal vous permettra de prendre une décision bien réfléchie et d’éviter les regrets qui mèneront à un triste dénouement.

Chaque année, des centaines de milliers d’animaux sont euthanasiés dans les refuges et les cliniques vétérinaires à cause de propriétaires qui n’en veulent plus. Bien réfléchir avant d’adopter est la meilleure garantie pour que vous et votre animal viviez une expérience unique et qui vous comblera de joie.

Voici un guide pour vous aider dans votre réflexion.


SUIS-JE PRÊT À ADOPTER UN ANIMAL?
  1. Êtes-vous prêt à vous engager à long terme?
  2. Vivez-vous seul? Vivez-vous avec un conjoint? Avez-vous des enfants?
  3. Êtes-vous prêt à modifier vos habitudes de vie?
  4. Vivez-vous en appartement ou dans une maison?
  5. Êtes-vous locataire ou propriétaire?
  6. Êtes-vous prêt à accepter un minimum de destruction de vos biens?
  7. Souffrez-vous d’allergies?
  8. Êtes-vous prêt à assumer les frais pour les soins de l’animal?
  9. Connaissez-vous quelqu’un de fiable pour prendre soin de votre animal pendant vos vacances?
  10. Pouvez-vous passer du temps de qualité avec votre compagnon?
  11. Chien ou chat?
  12. Autres animaux de compagnie
  13. Choisir un chien de race pure ou croisé
  14. Choisir un chiot ou un chien adulte
  15. Choisir un chaton ou un chat adulte?
  16. Mâle ou femelle
  17. Choisir un chat de race pure ou domestique?
  18. Avez-vous d’autres animaux à la maison?
  19. Vivez-vous dans un environnement adéquat?
  20. Avez-vous les moyens de subvenir aux besoins d’un chat?
  21. Avez-vous le temps de prendre soin de votre chat?

1. Êtes-vous prêt à vous engager à long terme?
Dans notre société du jetable, il nous est parfois difficile de penser à long terme. De nos jours, avec la qualité des soins que les animaux reçoivent, leur longévité s’est accrue considérablement et ils peuvent vivre de 10 à 20 ans, voire davantage, selon l’espèce et la race.

Si vous adoptez un animal, soyez prêt à vous engager à long terme et demandez-vous quelle sera votre situation dans deux ans. Les refuges sont remplis d’animaux abandonnés par des propriétaires qui ont déménagé et qui ne pouvaient pas les amener avec eux, ou encore parce que leur nouveau conjoint n’en voulait pas.


2. Vivez-vous seul? Vivez-vous avec un conjoint? Avez-vous des enfants?
Que vous viviez seul ou avec conjoint, avec ou sans enfant, la décision d’adopter un animal concerne toute la famille et tous les membres sont concernés. Discutez en famille avant de prendre une décision.

Si vous décidez d’adopter un animal à la demande d’un enfant, soyez prêt à prendre en charge ses soins. Nous savons tous que les promesses d’enfant sont éphémères, et que très rapidement après l’adoption, les parents devront voir aux soins du dernier membre de la famille. Évitez de menacer un enfant de se départir de l’animal à défaut d’en prendre soin. Ce type de sanction disciplinaire envoie un message très négatif sur la valeur que doit prendre un animal dans votre foyer.

3. Êtes-vous prêt à modifier vos habitudes de vie?
Que votre compagnon soit un chat, un chien ou autre, sa présence exigera de vous de changer vos habitudes de vie. De nos jours, dans une époque où l’individualisme constitue pratiquement les fondements culturels de notre société, certains peuvent avoir beaucoup de difficultés à ajuster leur style de vie par rapport aux changements qu’occasionne l’arrivée d’un animal. Il n’existe pas d’animal qui ne requiert aucun soin ni d’attention. Si vous n’êtes pas prêt à adapter votre vie aux responsabilités liées à la possession d’un animal, cette option n’est peut-être pas pour vous.

4. Vivez-vous en appartement ou dans une maison?
Tous les animaux n’ont pas les mêmes besoins en matière d’espace physique. Les chats, par exemple, s’accommodent plus facilement à un espace restreint et à la vie intérieure. Un chien peut exiger beaucoup d’espace et d’exercices. Si vous voulez adopter un chien, informez-vous sur ses besoins en matière d’espace et en exercices. Certaines races de chien s’accommodent également très bien d’un espace réduit.


5. Êtes-vous locataire ou propriétaire?
Aussi incroyable que cela puisse paraître, plusieurs personnes oublient de s’informer auprès de leur propriétaire à savoir s’ils ont l’autorisation de posséder des animaux. Informez-vous auprès de votre propriétaire avant d’adopter.

À noter, cependant, que la clause « Animaux interdits » inscrite par le propriétaire est considérée discriminatoire, tout comme on ne peut vous dicter la couleur de la tapisserie de votre salon et le genre d’amis que vous recevez chez vous. Cependant, posséder un animal n’est pas un droit absolu, mais un privilège assorti de deux conditions. « Qu’il ne cause aucun préjudice sérieux au locateur », comme des dommages à la propriété, et « qu’il ne trouble pas la jouissance normale des autres locateurs » (par exemple, un chien qui jappe et dérange les voisins).

6. Êtes-vous prêt à accepter un minimum de destruction de vos biens?
Tiens donc ! Vous avez oublié que vous possédiez des meubles en cuir et qu’ils comptent pour vous plus que tout au monde. Dans ce cas, n’adoptez pas d’animaux.

Chat ou chien, vous allez adopter un être vivant qui a des besoins et qui agit poussé par des réflexes instinctifs. Malgré toutes les précautions que vous prendrez, vous serez victime de ce qu’on appelle l’usure hâtive, voire très très hâtive de vos biens matériels. Imaginez votre maison envahie par le poil, des boules de poils régurgités et des déjections partout sur vos beaux tapis et vos sofas tout neufs, vos meubles grugés et votre beau costume de grandes occasions, qui vous a coûté six mois de paiement, orné de fils tirés! Imaginez vos planchers en bois francs dont vous êtes si fier, gravés de la toute dernière œuvre de Pitou après avoir mangé sa troisième télécommande de l’année, vos bibelots inestimables en mille morceaux, vos moustiquaires éventrées et les immanquables odeurs qui trahissent la présence de Minou ou de Pitou.


7. Souffrez-vous d’allergies?
Bien des gens adoptent un animal sans savoir que l’un des membres de la famille souffre peut-être d’allergies. Afin d’éviter le désagrément, autant pour la famille que pour l’animal, de devoir retourner ce dernier, prenez des dispositions pour vérifier la présence d’allergies. Offrez-vous pour être famille d’accueil auprès de votre refuge. Les refuges ont souvent besoin de familles d’accueil pour recevoir un animal qui a besoin d’une période de répit, le temps de grandir un peu ou de guérir d’une maladie. Ce programme vous permet de prendre contact avec un animal sans devoir vous engager auprès de lui à long terme.

Autre façon de vérifier si vous souffrez d’allergie : offrez-vous de garder l’animal d’un parent ou d’un ami pendant son absence. Non seulement vous rendrez service, mais serez également en mesure de vérifier votre tolérance aux animaux.

8. Êtes-vous prêt à assumer les frais pour les soins de l’animal?
Les frais d’adoption initiaux ne représentent qu’une partie de ceux que vous devrez assumer pour votre animal. La nourriture, la litière, les accessoires pour les soins, les frais vétérinaires, les frais de gardiennage, sont parmi les frais à prévoir.

Bien des gens hésitent à débourser entre 600 et 1 000 $ pour un animal de race en provenance d’un éleveur professionnel et enregistré, sous prétexte qu’ils n’ont pas les moyens. Ils se tournent alors vers des éleveurs dits « de fond de cour » et paient entre 100 et 300 $. C’est une erreur monumentale. Les frais d’acquisition pour un chien en provenance d’un élevage sérieux et enregistré ne représentent qu’une fraction de ce qu’il en coûtera pour soigner un animal en provenance d’un mauvais élevage. Il aura de forte chance de souffrir de la dysplasie de la hanche, d’allergies et de tares génétiques qui aboutiront à des factures du vétérinaire se chiffrant en milliers de dollars. Sans compter la déception et les frustrations liées à ce genre de condition.

Si vous n’avez pas les moyens de débourser à grands frais les soins qu’exigent un animal de race pure, envisagez l’adoption d’un animal en provenance d’un refuge. La plupart des animaux des refuges sont de races croisées. Ils sont souvent plus intelligents, exempts de tares génétiques et plus résistants aux maladies. Non seulement les frais d’acquisition sont moindres, mais les frais annuels subséquents seront également beaucoup moins élevés, tandis que la reconnaissance et leur réservoir d’amour sont gratuits et inépuisables.


9. Connaissez-vous quelqu’un de fiable pour prendre soin de votre animal pendant vos vacances?
Avant d’adopter, planifiez d’avoir une personne responsable pour garder votre compagnon ou de disposer d’un budget de pension. Prenez note que beaucoup d’animaux sont perdus par des personnes à qui la garde d’un animal avait été confiée. Prenez le temps de bien choisir.

La majorité des cliniques vétérinaires offre le service de pension. Ils existent également d’excellentes maisons de pension privées et les frais de pension sont variables. Toutefois, renseignez-vous sur la réputation de l’établissement et exigez une visite complète des lieux.

10. Pouvez-vous passer du temps de qualité avec votre compagnon?
Les animaux tout comme les humains souffrent de l’ennui. Un animal qui s’ennuie peut montrer des signes de dépression et développer des problèmes de comportement. Ils aiment qu’on leur parle, ils aiment jouer et courir et être caressés. Plus votre animal sera stimulé, plus il sera équilibré et plus vous prendrez plaisir à vivre en sa compagnie et tisserez des liens profonds entre vous et lui.

11. Chien ou chat?
Plusieurs d’entre nous sommes attirés davantage par les chats ou les chiens et c’est tout à faire naturel. D’autres n’ont pas vraiment de préférence et hésitent à choisir un chien, un chat ou un autre animal.

Si vous hésitez entre un chat ou un chien, songez d’abord à sa qualité de vie. Un chien est un animal social et s’adapte difficilement à la solitude. De plus, la plupart des races de chien ont besoin de faire de l’exercice tous les jours, tandis que le chat est un animal solitaire et s’adapte plus facilement à un espace restreint et la vie à l’intérieur.

Bien que différents l’un et l’autre, ils font d’excellents compagnons nantis d’un grand amour inconditionnel.

12. Autres animaux de compagnie
Afin de servir l’industrie des animaux de compagnie, les animaleries mettent à votre disposition une panoplie d’animaux qu’ils vendent comme animaux de compagnie. Que ce soit un oiseau, un rongeur, un reptile ou des poissons, informez-vous des soins à donner à l’animal. La plupart de ces animaux nécessitent un environnement adapté (achat d’équipement), des soins quotidiens (entretien de l’habitat) et de la nourriture spéciale souvent coûteuse. De plus, ces animaux vous sont vendus jeunes, sans tenir compte de leur taille à l’âge adulte. Avant d’en acquérir un, informez-vous auprès des personnes responsables. Internet foisonne d’information sur eux.


CHOISIR SON CHIEN

13. Choisir un chien de race pure ou croisé

Le chien de race pure

Quand on pense chien, plusieurs pensent à une race en particulier, certains pour des raisons esthétiques, d’autres pour des raisons de caractéristiques. Quoiqu’il en soit, il est bon de se renseigner sur les caractéristiques attribuées à une race en particulier avant d’arrêter son choix. Par exemple, si vous aimez courir, songez plutôt à choisir une race énergique, haute sur pattes tels un husky ou un doberman. Bien que le basset hound ou le tickel aime courir, ces races courtes sur pattes se fatigueront très rapidement.

Il y a quelques milliers d’années, l’homme a adopté une bête sauvage de la famille des canins, l’a intégrée dans son mode de vie, partenariat nécessaire à la survie des deux espèces. Dans diverses parties du monde, quelques-unes de ces races d’origine de tailles et de formes différentes furent élevées pour accomplir des tâches spécifiques, menant à la diversification des races d’aujourd’hui. Ce n’est que depuis une centaine d’années que les chiens ont perdu le rôle qu’ils jouaient auprès de l’homme pour devenir simple compagnon.

Certaines races présentent des caractéristiques transcendantes et ont été soigneusement sélectionnées pour des tâches très précises et la vie sédentaire que vous vivez ne lui conviendrait peut-être pas du tout. Pensons au mignon Jack Russell, petit mais énergique.

Certaines personnes qui souffrent de problèmes respiratoires vont favoriser des chiens qui perdent peu leurs poils, comme le caniche ou le schnauzer.

Même si l’on reconnaît que dans la majorité des situations, il vaut mieux opter pour un chien de petite taille si l’on vit dans un espace restreint et qu’un chien de grande taille demande beaucoup d’espace, certaines races font exception, comme le danois qui s’accommode de peu d’espace et de besoins en exercices modérés. Tandis que le Jack Russel, bien que de petite taille, est un terrier très énergique qui demande beaucoup d’exercices.

Financièrement, plus un chien pèse lourd, plus il vous coûtera cher pour la nourriture et les soins vétérinaires.
Si vous optez pour un chien de race pure, il risque de faire face à plusieurs problèmes de santé et de comportement. Plus une race est populaire ou rare, plus le risque de problèmes attribuables à la consanguinité grandira, problèmes qui peuvent vous coûter très cher. Par conséquent, avant d’opter pour une race pure, renseignez-vous auprès de votre vétérinaire des maladies caractéristiques à une race et choisissez un éleveur reconnu et enregistré.

Les chiens croisés

Les chiens de races croisés sont des chiens de parent inconnus. Les chiens croisés sont issus de deux races différentes ou plus. Ils sont plus résistants aux problèmes de santé, très intelligents et affectueux.

Gardez à l’esprit qu’il n’est rare de débourser jusqu’à 3 000 $ pour un chiot de race pure et que pour certaine famille, ce facteur peut faire la différence entre avoir un chien ou non. Les refuges abondent de chiens de races croisés et les frais d’adoption sont très abordables. Gardez également à l’esprit qu’un enfant qui reçoit son premier chien fera peu de cas de sa couleur, de sa grandeur, de la longueur de son poil ou du prix payé.


14. Choisir un chiot ou un chien adulte
Pour certaines personnes, choisir un chiot comme premier chien peut s’avérer la plus mauvaise décision de leur vie. Il est difficile d’en prédire la personnalité définitive. Bien qu’une partie de son tempérament soit déterminée par son bagage génétique, une part de sa personnalité sera également déterminée par l’éducation qu’il recevra. Adopter un chiot signifie également que vous devrez passer beaucoup d’heures à son éducation, à sa propreté, à sa marche quotidienne et les besoins de base. De plus, les chiots doivent nécessairement passer à travers des phases de croissance, et ce, jusqu’à l’âge de deux ans pour certains, période où ils auront le besoin de manger les souliers, de gruger tout ce qui se trouve à leur portée, de visites fréquentes chez le vétérinaire pour les vaccins, traitement contre les vers, stérilisation. Pour certains, il s’agit des meilleurs moments qu’ils passeront dans leur relation avec leur chien, pour d’autres, ce sera le pire et deviendront vite dépassés par ces besoins imprévus. Beaucoup de chiens achetés bébés se retrouvent dans les refuges entre l’âge de six mois et deux ans.

Enfin, si vous choisissez un chiot, informez-vous toujours de la taille qu’il aura une fois adulte. Les chiens ont une croissance rapide et de l’adorable petite bête qui vous avait séduit, vous vous retrouvez rapidement avec un géant en l’espace de quelques mois.

Il y a plusieurs avantages à choisir un chien adulte comme compagnon. Non seulement ce choix vous permet d’échapper les hasards des premières années du chien, mais vous pouvez prédire quelle sera sa personnalité et quel sera son comportement dans votre foyer. De deux, un examen du vétérinaire vous permettra de déterminer tout de suite si l’animal souffre de problèmes médicaux. Avec un adulte, le modèle qui se trouve devant vous est ce que vous aurez pour les prochaines années.

Si vous optez pour un chiot, choisissez-le entre l’âge de 8 à 12 semaines. Un chiot qui a été socialisé par sa mère s’entendra mieux avec les autres chiens. Celui qui n’aura pas été manipulé et mis en contact avec l’humain entre l’âge de six semaines et de six mois peut développer des comportements nerveux et agressif. Enfin, celui pourvu d’une bonne éducation canine sera bien adapté et deviendra un agréable compagnon.


CHOISIR SON CHAT
Ce qui est particulier avec le chat est qu’il arrive souvent que ce soit lui qui vous choisisse. Néanmoins, si vous êtes dans une situation où c’est vous qui choisissez le chat, voici les questions que vous devez vous poser :

15. Choisir un chaton ou un chat adulte?
Tout le monde s’entend que les chatons sont adorables, drôles et espiègles. L’effet que ces mignonnes petites boules de poils a sur nous est tellement puissant que l’on oublie que, souvent, le choix d’un chaton n’est peut-être pas ce qu’il nous faut.

Pour le chaton, votre appartement est un parc d’attraction gigantesque. Vos rideaux sont là pour l’escalade ainsi que vos jambes, avec ou sans pantalon. Les fils pour gruger et tout ce qui bouge pour être attaqué ou mordu et le moindre orifice, une invitation à l’exploration et vous vous mettez à chercher « Tit-Minet ».

Si vous avez des enfants de moins de cinq ans ou vivez avec une personne âgée, le choix d’un adulte est préférable. Les très jeunes enfants peuvent présenter un danger pour les chatons. Naturellement, ils veulent prendre et serrer Minet dans leurs bras. Si le chaton se débat pour qu’on le laisse tranquille, les enfants serrent plus fort pour les empêcher de partir. Le chaton peut subir d’importantes blessures et l’enfant peut être mordu ou griffé.

Les chatons ont également une propension à attaquer les pieds et leurs petites griffes fines et aiguisés peuvent facilement percer la peau de grand-mère ou de fiston. En vieillissant, les chats apprennent à contrôler la force de leur mordillage et de leurs coups de griffe. Pendant l’apprentissage, des petits accidents peuvent survenir.
Si vous pensez à adopter un chaton, songez à en adopter deux. Vos chats seront en meilleur santé et plus heureux. Vous subirez moins de destruction si votre chaton a un compagnon à pourchasser. Ils apprendront également plus rapidement à contrôler leurs morsures et leurs coups de griffes à deux. Leçon numéro un : « Si tu me mords trop fort, je ne joue plus. » Leçon vite comprise.

Si vous choisissez un chaton, prenez-le à partir de huit semaines. Le chaton a besoin de sa mère pour sa socialisation et son équilibre. De plus, un chaton sevré sera en meilleure santé.

Des propriétaires de chaton ont souvent la mauvaise surprise de voir leurs petites boules de poils si câlines changer complètement de personnalité lorsqu’ils atteignent leur maturité. Un chaton affectueux n’est pas une garantie.

Si vous désirez passer l’étape déchaînée de la vie d’un chat ou si vous avez de très jeunes enfants, optez pour un adulte. La personnalité du chat est déjà fixée. Ce que vous voyez, c’est ce que vous aurez. Choisissez de préférence un mâle stérilisé (castré). Les mâles supportent mieux les manipulations que les femelles. Enfin, les refuges débordent d’adultes très sociaux. La plupart de ces chats détiennent un historique, vous savez s’ils ont vécu avec d’autres animaux, ou des enfants, et quel était leur tempérament, ce qui constitue un avantage important.


16. Mâle ou femelle
Certaines personnes ayant vécu avec des mâles ou des chattes vont souvent manifester une préférence pour le sexe de l’animal avec lequel ils ont connu une expérience positive. En fait, il existe peu de différence entre un mâle ou une femelle qui ont été stérilisés. La tendance est de croire que les mâles sont plus affectueux et que les femelles plus indépendantes. Mais le monde des chats est aussi diversifié que l’univers, alors gardez l’esprit ouvert.

17. Choisir un chat de race pure ou domestique?
Dans le cas d’un choix d’un chat de race ou d’un chat domestique, les mêmes règles que celles des chiens s’appliquent.

Toutefois, tandis que l’homme a commencé à sélectionner et à faire l’élevage de chiens ayant des caractéristiques répondant à un besoin spécifique depuis l’Antiquité, la sélection génétique à des fins d’élevage chez le chat ne date que depuis la fin de XIXe siècle, et ce, à des fins purement esthétiques et par plaisir.

18. Avez-vous d’autres animaux à la maison?
Si vous avez déjà un chien, assurez-vous qu’il ne verra pas le chat comme une proie et qu’il peut bien cohabiter avec lui.

Si vous avez déjà un chat, attendez-vous à ce qu’il mette un certain temps à accepter de « partager », ou pire, de « tolérer » le nouveau venu sur SON territoire. Les chats sont des animaux très territoriaux.

Plusieurs ont des opinions ou des croyances diverses à savoir s’il vaut mieux adopter un mâle si vous êtes déjà propriétaire d’un mâle, ou une femelle pour un mâle, ou une femelle pour une femelle. La réalité est qu’il y a autant de personnalité chez le chat que chez les humains. Certains diront qu’il est plus facile d’introduire un mâle à un autre mâle, mais si vous avez affaire à deux mâles à fort caractère, ils pourraient s’avérer des ennemis jurés.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, choisissez un chat ayant vécu avec d’autres chats. Le chaton est bon choix, il s’adaptera facilement avec l’occupant de la maison. Toutefois, il arrive que l’occupant souvent des femelles refusent l’intrus, même chaton. Évidemment, la meilleure option est d’adopter deux chatons en même temps ou deux chats adultes que vous aurez mis en contact l’un avec l’autre avant de les adopter. Si dès le premier contact leur réaction est positive, il est fort probable qu’il en sera ainsi pour toujours.

Quoiqu’il en soit, si vous introduisez un chat, allez-y graduellement. Évitez les contacts forcés traumatisants. Les deux chats devront s’apprivoiser l’un et l’autre et ce processus peu prendre quelques jours, voire jusqu’à quelques semaines. Soyez patient et compréhensif. C’est une affaire de chat et laissez-les aller à leur rythme.


19. Vivez-vous dans un environnement adéquat?
Si vous vivez dans un appartement au cinquième étage ou près d’une route achalandée, pensez à garder votre chat à l’intérieur. Vous devrez adopter un chaton ou un adulte qui avait déjà l’habitude de vivre à l’intérieur. Un chat qui a connu la vie extérieure sera très malheureux de se voir confiner à l’intérieur.

Si vous décider de laisser sortir votre chat et que vous vivez dans un quartier amical et tolérant envers les chats, identifiez votre chat avec votre nom, cela lui évitera de passer pour un errant et de se retrouver dans un refuge.

20. Avez-vous les moyens de subvenir aux besoins d’un chat?
Bien que les coûts associés au bien-être d’un chat soient moindres que ceux associés aux chiens, des frais significatifs existent et sont beaucoup plus élevés qu’on l’imagine. Posséder un chat n’est pas un droit, mais un privilège, et en comprenant que les animaux de compagnie coûtent des sous, vous serez en mesure de leur procurer de bons soins.

La majorité des frais couvrent la nourriture, la litière et les frais vétérinaires de soins de bases annuels. Si votre chat souffre de maladie chronique, il vous en coûtera beaucoup plus. Vous devrez également inclure dans vos frais meubles et objets abîmés ou détruits. Pour un chat en santé, comptez débourser 1000 $, incluant les frais d’acquisitions la première année (avec stérilisation et accessoires) et 500 $ par année.

Ne croyez pas que de réduire vos frais en donnant de la nourriture à meilleur marché vous permettra d’économiser. Vos chats risquent de souffrir de problème rénaux, intestinaux ou de blocage urinaire à cause d’une nourriture de mauvaise qualité et les frais vétérinaires qui s’en suivront vous feront regretter les quelques sous épargnés par mois.

21. Avez-vous le temps de prendre soin de votre chat?
Bien que le chat soit un animal qui demande moins de soins qu’un chien, il est faut de croire qu’il n’en demande aucun. Les chats sont les animaux domestiques les plus intelligents. Ils ont besoin de stimulation pour s’épanouir. Vous devez avoir du temps pour les câliner et leur parler, pour jouer avec eux, surtout s’ils ne sortent pas à l’extérieur. Les chats tissent également des liens affectifs très solides avec leur propriétaire et peuvent souffrir d’ennui et de solitude. Un chat malheureux peut manifester des signes de détresse : autotoilettage excessif, boulimie, comportements destructeurs, grugeage et griffades. Qui plus est, en faisant ses besoins partout dans la maison, voire une dépression.

Avez-vous le temps de le toiletter? Un chat à poils courts demande très peu d’entretien et un chat à poils longs nécessitent un brossage fréquent. Le refuge reçoit de nombreux cas des chats à poils longs « mottonnés ». Pour le chat, ces mottons sont très inconfortables, et même douloureux. Les chats à poils longs perdent davantage leurs poils et régurgitent des boules de poils fréquemment. Ils demandent plus de temps pour leur hygiène.



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